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Le programme en Île de France

20 octobre 2008 |

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Samedi 14 Novembre, ouverture du festival

Droit d'asile, histoire et déboires

Conférence-Débat

18h30

Divan du monde

Entrée libre


La convention de Genève, ratifiée en 1951 et concernant les réfugiés européens dit que « tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a le droit d’asile sur les territoires de la République ». En 1967, le protocole de Bellagio ouvre, pour les ressortissants non – européens la possibilité de demander l’asile. Dans les années 1970, alors que l’Europe ferme ses frontières aux travailleurs migrants, l’opinion et les gouvernements européens restent relativement sensibles à l’accueil des demandeurs d’asile. Un réel tournant s’amorce à la fin des années 1980, avec une forte augmentation des demandeurs d’asile et un durcissement des politiques migratoires. Aujourd’hui, un grand nombre d’entre eux, persécutés dans leur pays, se voient refuser le droit au séjour. Sur quels principes est fondé le droit d’asile ? Quelle est son histoire en Europe et ses grandes évolutions depuis les années 1970 ? Cette rencontre-débat se propose de s’attacher à ces questions pour mieux comprendre, aujourd’hui, la situation des demandeurs d’asile en Europe. Avec Olivier Clochard, géographe (Migrinter - Migreurop), Sandrine Mazetier, députée, secrétaire nationale à l’immigration au Parti Socialiste et Laurent Giovannoni, secrétaire général de La Cimade.

Divan du monde, 75 rue des Martyrs, Paris 18ème
Métro Pigalle

 

Les Yeux Noirs

Concert

Divan du monde

Plein tarif : 12€, Tarif réduit : 8€

Réservations sur place le soir même à partir de 20H



Le groupe Les Yeux Noirs, ce sont les frères Eric et Olivier Slabiak et des musiciens de génie : Frank Anastasio (Guitare) - Roberto De Brasov (accordéon) - Julie Herné (Basse) - Aidje Tafial (Batterie). Avec un premier prix du Conservatoire de Bruxelles, les deux frères Slabiak ont d’abord couru les cabarets et les restaurants pour y lancer leur musique d’Europe de l’Est. Ils y ont appris leur métier, et surtout leur vaste répertoire, héritage des Roms et des poètes. Le groupe se forme en 1992. Depuis, ils parcourent le monde, avec déjà plus d’un millier de concerts. Et voilà qu’ils font escale au divan du monde, pour ouvrir le festival migrant’scène. C’est une véritable invitation au voyage qu’ils nous proposent ! Une traversée au pays des musiques tsiganes et yiddish, où la danse est emportée par les violons, les guitares et l’accordéon. Un périple qui raconte l’émotion, la mélancolie conjuguée à l’exaltation de l’exil...

Divan du monde, 75 rue des Martyrs, Paris 18ème
Métro : Pigalle

 

 

Mercredi 18 novembre

 

Flash d'exil

Impromptus

Arsa - Commun à Corps

Lou Pascalou

20h

Entrée libre


Le Lou Pascalou, café culturel de Ménilmontant, participe activement à la vie du quartier. Relais de multiples initiatives locales, il programme des artistes, des spectacles, des rencontres. Le Lou Pascalou ouvre ses portes au festival migrant’scène pour deux soirées. Au menu du 18 novembre, images et flashs dansés. Arsa, migrant d’origine serbe, présentera son exposition « visages d’exil », qui raconte en portrait, en regard et avec les mots, le parcours, les blessures et les batailles de réfugiés qui ont fait escale au centre International Cimade de Massy. Avec la compagnie commun à corps, quelques instants volés au poids du temps. Les flashs dansés sont autant des duos, des solos que des mouvements de groupe. Le corps est l’élément du dialogue, porteur d’une histoire commune. Il questionne notre regard sur l’autre, la peur, l’isolement, et joue le rôle de « corps critique ».

Le Lou Pascalou, 14 rue des Panoyaux, Paris 20ème.
Métro Ménilmontant

 

 

 

 

Vendredi 20 novembre

 

Acoustique du monde

Impromptus

Harold

Lou Pascalou

20h

Entrée libre


Le Lou Pascalou, café culturel de Ménilmontant, participe activement à la vie du quartier. Relais de multiples initiatives locales, il programme des artistes, des spectacles, des rencontres. Le Lou Pascalou ouvre ses portes au festival migrant’scène pour deux soirées. Soirée chantante que celle du 20 novembre, avec la visite d’Harold, artiste décidé aux sons reggae métissés de folk. Harold a un grain de voix singulier, empreint de douceur et comme poivré. Homme en cavale et pourtant jamais perdu, il raconte des histoires d’exil et de dialogue, sur des rythmes qui rappellent ceux de Ben Harper ou de Bob Marley... les grands frères.

Le Lou Pascalou, 14 rue des Panoyaux, Paris 20ème.
Métro Ménilmontant

 

 

Samedi 21 novembre

 

Le double visage des politiques de l’accueil

Conférence-débat

Centre international de Massy

16h

Participation libre


 

Deux lieux proches géographiquement : le centre de rétention de Palaiseau, où sont enfermés les sans-papiers en instance d’expulsion et le Centre International de Massy, qui accueille des réfugiés statutaires. Migrant’scène ouvre un débat pour considérer l’accueil réservé aux étrangers dans ces deux lieux. Qui sont ces hommes et ces femmes, quels sont les droits fondamentaux de ces personnes ? Les réfugiés, comme les migrants, sont protégés par des cadres juridiques internationaux. Face à ces protections, pourquoi, trop souvent, leurs droits se retrouvent-ils marchandés ? Le débat sera animé par Geneviève Jacques, ancienne secrétaire générale de La Cimade. Autour d’elle : Christophe Piedra, directeur du Centre International de Massy, Marc Bernardot, sociologue (Lille I), et Eve Chrétien, intervenante de La Cimade au centre de rétention de Palaiseau. Le débat sera suivi, à 18h30, du vernissage de l’exposition Destins d’Exils, présentée par la SACIM, association des anciens résidents du centre de Massy et réalisée par Arsa, migrant d'origine serbe, qui lui-même a vécu au centre. Après l’exil, la fuite et la lente reconstruction, que sont-ils devenus ?

 

Boolumbal

Concert

Centre international de Massy (grand barnum)

21h

Participation libre

Avec leur tout nouvel album Fuuta Blues, le groupe Boolumbal nous offre une extraordinaire palette de couleurs et de sons, au service d’une musique métissée qui puise avant tout son authenticité dans les traditions sub-sahariennes. Empreints de rythmes et de poésie, les instruments du monde croisent, avec simplicité, des chants peuls mauritaniens pour des rencontres surprenantes et réussies. Pendant le concert, vous pourrez déguster un buffet du monde préparé par des bénévoles et des résidents du Centre International (participation au buffet, 5 euros). Papilles en éveil pour un partage de cultures et de saveur…

Centre International de Massy, 80 rue du 8 mai 1945, Massy (93)
RER B Massy-Palaiseau, Bus 319 ou 399, arrêt 8 mai 1945

 

 

Dimanche 22 novembre

 

Création sonore

Un sourire de toi et j’quitte ma mère

Centre International de Massy

15h

Participation libre

 

L’association « un sourire de toi et j’quitte ma mère » a pour objet la conception, la réalisation et la promotion d’actions citoyennes et sociales afin de décloisonner les regards, encourager la transgression des frontières, contribuer à la vitalité culturelle partout et pour tous. Elle a notamment lancé Radio 10, atelier d’insertion artistique à destination des jeunes du quartier de Belleville. Et voici comment se font les rencontres... Sydia Faty, jeune de Belleville associé à cet atelier a travaillé avec le réalisateur Mehdi Ahoudig avec les réfugiés du centre international de Massy pour la réalisation d’un documentaire de 50 minutes sur la mémoire du lieu. Chœur de voix, la création fait entendre les récits mêlés de nombreux réfugiés ayant vécu au Centre, entre expérience de l’hospitalité et de la suspicion. La diffusion de cette création unique sera suivie d’une rencontre autour d’un goûter du monde avec les jeunes de Radio 10 et les anciens résidents du centre ayant participé à la création.

Centre International de Massy, 80 rue du 8 mai 1945, Massy (93)
RER B Massy-Palaiseau, Bus 319 ou 399, arrêt 8 mai 1945

 

Et pendant tout le week-end.... Le 21 et 22 novembre, au centre international de Massy, la compagnie commun à corps présentera des flashs dansés. Avec la compagnie commun à corps, quelques instants volés au poids du temps. Les flashs dansés sont autant de duos, solos et mouvement de groupe. Le corps est l’élément du dialogue, porteur d’une histoire commune. Il questionne notre regard sur l’autre, la peur, l’isolement, et joue le rôle de « corps critique ».

 

 

Lundi 23 novembre

 

Réfugiés de l’extrême occident

Rencontre – spectacle

Maison de l’Amérique Latine

19h30

Entrée libre dans la limite des places disponibles


migrant’scène a choisi ce lieu plein d’histoire qu’est la maison de l’Amérique Latine, cet extrême occident, pour entendre et mettre à l’honneur les réfugiés sud-américains. Plusieurs intervenants se succéderont pour nous raconter cette histoire singulière: Alma Macho, ancienne réfugiée en France, aujourd’hui psychiatre spécialisée dans l’aide aux réfugiés ; Alicia Bonet-Krueger, du collectif argentin pour la mémoire ; Gladys Ledezma de l’association des ex-prisonniers politiques chiliens et Zelmar Michelini, de l’association uruguayenne « Donde Están ». Mais la rencontre permettra aussi d’aborder l’exil latino-américain au travers d’un langage artistique, avec Herga et Jean-Gab, duo franco-chilien, pratiquant en acoustique la musique populaire et traditionnelle de l'Amerique Latine. Sera également présent Oscar Castro, directeur du théâtre Aleph situé à Ivry, dramaturge et comédien, né à Santiago du Chili. Il présentera des extraits de sa pièce Mateluna, qui raconte avec humour les tragédies que peut vivre un étranger en exil. Tout le monde s’identifie à Mateluna, ou a connu un Mateluna… Mateluna et sa valise, Mateluna sur son échelle…

Maison de l'Amérique latine, 217 bd Saint-Germain, Paris 7ème
Métro : Solférino ou Rue du Bac

 

 

vendredi 27 novembre

 

Réfugiés du climat
Exposition - rencontre
Collectif Argos
Cinéma La clé
A partir de 18h30
Entrée libre


Les migrations forcées par les dérèglements climatiques vont considérablement s’accélérer dans les années à venir. Et pourtant, la prise de conscience de ce phénomène n’a toujours pas donné lieu à la définition d’un statut juridique pour ces réfugiés du climat. Une exposition et un débat pour mieux comprendre, avec le collectif Argos. Celui-ci regroupe des journalistes, rédacteurs et photographes engagés dans une démarche documentaire sur les mutations ou les enjeux sociaux et environnementaux. L’exposition « avec les réfugiés climatique » adopte une posture narrative originale, à la fois pédagogique, critique et visuellement innovante. A 19h30, c’est l’heure du dialogue. Le collectif Argos présentera un diaporama et animera le débat auquel participera notamment Hélène Flautre, député européenne pour les Verts, vice-présidente de la sous-commission des droits de l’Homme au Parlement Européen et présidente de la délégation Union Européenne-Turquie.

Cinéma La Clef, 21 rue de La Clef, Paris 5ème
Métro Censier-Daubenton

 

 

samedi 28 novembre

 

L’asile du droit
Projection-débat
Henri de Latour
Cinéma La Clef
19h30
Entrée libre

En 2006, 40 000 personnes ont demandé l’asile politique en France. 92% se sont vu refuser cet asile par l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (Ofpra). Un ultime recours existe, auprès de la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA), autrefois Commission des Recours des Réfugiés (CRR). C’est au sein de ces locaux qu’Henri de Latour a suivi, caméra à l’épaule, les entretiens émouvants des requérants qui, assistés de leurs avocats et de leurs interprètes, tentent une dernière fois de prouver leur bonne foi et de démontrer que leur situation exige l’asile. Voici le cœur du film : ces audiences, trop minutées pour exposer des vies entières... Les mécanismes d’accès à la protection internationale prévue pour les réfugiés ont été rendus tellement étroits qu’ils constituent désormais une véritable dissuasion. Les intentions des pouvoirs publics sont-elles de protéger les personnes ou de dissuader les demandes d’asile? Après le film, une rencontre avec Gérard Sadik, responsable du secteur asile à La Cimade, Hicham Rachidi, parrain du festival et Maître Marianne Lagrue, présidente de l’association ELENA, qui défend le droit d’asile.

Cinéma La Clef, 21 rue de La Clef, Paris 5ème
Métro Censier-Daubenton


Projection - débat
Savigny-le-Temple (77), Maison des associations
20h
Entrée libre

Projection des films documentaires L'accueil de Marion Comte et de Etats de droits de Luc Verdier.

 

L’ACCUEIL Les réfugiés chiliens à Fontenay-sous-Bois (94) Un film de Marion Comte

1973 : Coup d’État militaire au Chili et début de l’exil de milliers d’opposants.
En France, des centres provisoires d’hébergement ouvrent pour accueillir les premiers réfugiés chiliens... dont celui de Fontenay-sous-Bois, où s’organisent la solidarité et l’accueil. Un ACCUEIL qui, au regard des conditions actuelles, semble exceptionnel : conditions d’hébergement, droit de travailler, allocation d’insertion, cours de français rémunérés… En 1974, 80 % des demandes d’asile étaient accordées contre 20 % aujourd’hui..

La projection sera suivie d'une discussion avec des membres de La Cimade

Maison des associations, rue de Rougeau, Savigny-le-Temple (77)

 

 

Dimanche 29 Novembre, clôture du festival

 

Grand bal tsigane
Kesaj Tchave, Parada
La Parole Errante
16h - 20h
Tarif : 5/7€


En France comme en Europe, on entretien souvent avec les populations tsiganes et leur culture un rapport d’attrait et de rejet. On applaudit debout un musicien de jazz manouche et, un matin, on appelle le maire pour s’indigner de la présence, près de chez soi, de caravanes, parce que ces gens-là… Les Roms, les Tsiganes, sont souvent uniquement appréhendés en tant que groupe, niant ainsi la possibilité aux personnes d’exister individuellement... En Europe, l’histoire des Roms est une histoire riche, souvent tragique. Ils sont les éternels déplacés, les éternels réfugiés… Cette journée sera l’occasion de fêter la richesse de la culture tsigane, d’échanger avec des associations et des migrants roms, et d’essayer de comprendre et de lutter contre les idées reçues et les préjugés. Cette journée a été organisée en partenariat avec Rues et Cités, la FNASAT (Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage) et Hors la Rue.

La journée commencera à 16 heures, par l’ouverture des portes du village associatif, des prises de paroles, et des interventions en fanfare du groupe Parada. Puis, à 17h, place aux Kesaj Tchave et à leurs invités. Porté par un musicien prolixe et enthousiaste, Ivan Akivom, le projet des Kesav Tchave réunit des enfants de bidonvilles roms en Slovaquie. Ivan croyait qu’on pouvait se servir de la musique et de la danse pour valoriser les individus et il a réussi comme réussissent les têtus et les idéalistes : en ne s’appuyant que sur les aspects positifs de chacun et de chaque chose. La force émotionnelle des musiques tsiganes est souvent cette capacité à transmettre et à faire danser tout à la fois avec la joie et le désespoir. Cette émotion portée, par une sincérité et une énergie désinvolte, a toutes les chances de vous transporter… Les Kesaj Tchave accueilleront de nombreux invités pour des interventions surprises.

La Parole Errante, 9 rue François Debergue, Montreuil
Métro : Croix de Chavaux


 

 

 

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