Migration légale
26 juin 2008 |
Le pacte européen permet aux États membres de fixer le nombre de migrants autorisés à s’établir sur leur territoire, ce qui est contraire à leurs engagements internationaux. En effet, la fixation de quotas en matière d’immigration familiale porterait atteinte aux droits fondamentaux des migrants dont celui de vivre en famille, tandis que la limitation des migrants en fonction de leur nationalité serait discriminatoire.
Dans un contexte où les États membres devront rapidement faire appel à l’immigration pour palier leur déficit démographique et répondre aux besoins de main d’œuvre, il conviendrait de favoriser de larges régularisations plutôt que de tenter de les limiter.
Favoriser l’immigration économique au détriment de l’immigration familiale n’a pas de sens dans la mesure où les migrants familiaux ont le plus souvent une activité professionnelle. Et la préférence accordée aux travailleurs hautement qualifiés ne correspond pas à la réalité du marché puisque les besoins de main d’œuvre concernent également les emplois peu qualifiés.
